Collecte de fonds et emplois pour les associations

Les partenaires d’ONG Conseil réagissent aux conflits politiques en Afrique

Ces dernières semaines, l’actualité internationale fut riche en bouleversements politiques et si nous pouvons nous réjouir de l’avancée objective de la démocratie dans de nombreux pays, nous avons souhaité nous arrêter sur les conséquences humanitaires de ces mouvements et la gestion de ces crises par nos associations partenaires.
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La Croix-Rouge française en Lybie

Le mercredi 6 avril, la Croix-Rouge française ouvrait un premier accès humanitaire vers le port de Misratah et parvenait à livrer 102 tonnes d’aide médicale, alimentaire et d’hygiène ainsi que de l’eau au Croissant-Rouge libyen. Après l’évaluation effectuée dans la ville par l’équipe de la Croix-Rouge française, il a alors été immédiatement décidé d’affréter un second navire pour venir en aide aux 450 000 habitants de Misratah, mais également aux personnes déplacées (Egyptiens, Ghanéens, Tchadiens entre autres) ainsi qu’aux quelques Européens qui attendent d’être évacués dans des conditions extrêmement précaires, tous pris au piège de ce conflit interne. Mercredi 13 avril, un second navire humanitaire affrété par la Croix-Rouge française a pu livrer 80 tonnes d’aide alimentaire et de matériel médical. Comme pour la première livraison, l’ensemble de la cargaison a été remis au Croissant-Rouge libyen de Misratah, qui prendra en charge la distribution auprès de la population de la ville. Plus de 80 tonnes ont donc été acheminées une nouvelle fois depuis Malte, avec le soutien de la Croix-Rouge maltaise : des denrées alimentaires (légumes en conserve, produits laitiers, eau et pâtes alimentaires) mais également du matériel médical indispensable pour les blessés de guerre qui affluent, notamment dans l’hôpital du Croissant-Rouge libyen, et dans lequel les besoins sont de plus en plus importants. Comme à la première rotation, le bateau a permis l’évacuation de ressortissants ukrainiens, cette fois-ci, qui ont pris place à bord.

Médecins du Monde en Côte d’Ivoire

À la suite des graves violences consécutives à la crise post-électorale qui ont frappé le pays, Médecins du Monde a envoyé une équipe d’urgence et plus de 3 tonnes de matériel médical pour soutenir les structures de soins de la ville d’Abidjan. Les populations prises au piège des violences de ces dernières semaines n’ont pas pu bénéficier de soins. De nombreux blessés et patients atteints de maladies chroniques graves, les femmes enceintes et les enfants n’ont pas eu accès à des soins appropriés. Afin de répondre aux besoins médicaux d’urgence, une première équipe de Médecins du Monde est arrivée à Abidjan, renforcée quelques jours plus tard par une seconde équipe médicale. Un fret de 3 tonnes de matériels et médicaments (kits d’urgence, kits de prise en charge des pathologies chroniques…) a également été acheminé par avion et est arrivé jeudi 21 avril à Abidjan. En collaboration avec les autorités sanitaires, les équipes de Médecins du Monde vont assurer le réapprovisionnement en médicaments des structures de santé, hôpitaux et centres de soins de la capitale et proposer un renfort aux centres de soins en manque de personnels soignants. Des cliniques mobiles sont également à l’étude pour soigner les personnes les plus fragiles en se rendant sur leur lieu de vie.

Care France avec les déplacés ivoiriens

Selon Philippe Lévêque, Directeur Général de l’association « Les combats autour d’Abidjan ont conduit à un déplacement massif de la population. Selon les Nations Unies, il y aurait entre 700 000 et 1 000 000 de personnes déplacées provenant d’Abidjan. Certaines familles changent seulement de quartier. Mais d’autres se réfugient dans leurs villages d’origines situés dans différentes régions ou se dirigent vers le nord de la Côte d’Ivoire pour rejoindre le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Comme ces déplacés savent généralement où se rendre (dans leur village ou leurs pays d’origine) et ont les moyens d’atteindre leur destination, les camps de déplacés en tant que tels, sont peu nombreux (à part à Duékoué, au sud-ouest de la Côte d’Ivoire). Toutefois, il existe des points de transit dans lesquels les familles se reposent, se rassemblent et se ravitaillent en nourriture pour une journée ou une nuit. Les besoins humanitaires sont énormes : en eau et assainissement dans les camps à l’ouest ; dans la périphérie d’Abidjan c’est le choléra qui se développe et malgré les distributions du PAM, la nourriture manque et des cas de malnutrition ont déjà été détectés. Le 1er avril, CARE a temporairement quitté le bureau d’Abidjan pour poursuivre la conduite de son aide humanitaire à partir d’un autre bureau de CARE situé à Bouaké, où la situation est relativement plus paisible.
CARE surveille de très près l’évolution de la situation à Abidjan afin de déterminer le moment opportun où elle pourra s’y installer à nouveau. ».

Amnesty International

« Vos signatures ont du pouvoir »
N’hésitez pas à visiter le site Internet d’Amnesty International qui propose un grand nombre de pétitions pour faire pression sur les gouvernements (pour certains provisoires) des pays concernés (Bahreïn, Syrie, Tunisie, Egypte…) ainsi que sur les dirigeants français et européens afin d’attirer leur attention sur le sort des réfugiés ou exilés. http://www.amnesty.fr/Mobilisez-vous/Signez

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