Collecte de fonds et emplois pour les associations

Dons de particuliers : déjà plus de 3 000 soutiens !

En mars dernier, le Samusocial de Paris expérimentait le recrutement de donateurs dans la rue (street marketing) avec une organisation spécialisée dans ce métier, ONG Conseil. Le modèle, éprouvé depuis longtemps par de nombreuses associations, consiste à recruter des soutiens réguliers et fidèles. Pas de forcing donc, l’objectif des recruteurs est de transformer des donateurs potentiels en donateurs effectifs. Bilan de la première vague : 540 donateurs réguliers recrutés en un peu plus de 1 000 heures de rue, avec un retour sur investissement attendu à horizon de 18 mois. Pour ne pas s’arrêter sur cette lancée, deux nouvelles vagues ont donc été programmées durant l’été. Mi-septembre, alors que les équipes devaient encore effectuer quelques heures supplémentaires pour pallier les difficultés liées à une mauvaise météo au mois d’août, les 2 000 donateurs réguliers étaient presque atteints. Investissement dans des outils de gestion et stratégie de fidélisation devront suivre.

Parallèlement, afin de développer le soutien financier des particuliers, deux campagnes de communication seront lancées en novembre et en décembre. La première s’appuiera sur la situation difficile des femmes sans-abri, la seconde, à partir du 15 décembre, portera plus spécifiquement sur les dons, 50 % des dons annuels étant effectués sur cette courte période. Pour mener à bien ces nouvelles actions, Adrien Rousselet, chargé de projets digitaux, a rejoint le service communication début août. Une agence spécialisée dans le fundraising accompagnera désormais le Samusocial de Paris, à la fois sur le développement des dons et du mécénat d’entreprise. Cette stratégie de développement des ressources privées intégrera une réflexion sur la création d’une Fondation, sujet plébiscité par les participants au Séminaire COCE de juin dernier.
(cf Briefing Juillet)

“Ils recrutent nos soutiens”

À 21 ans, après une licence d’éco/gestion, Lina a décidé de se consacrer au recrutement de donateurs dans la rue. En août, elle a effectué sa première mission pour le Samusocial de Paris.

“Du Samusocial de Paris, je connaissais le 115 et l’action auprès des personnes sans-abri. Je suis heureuse de commencer par une cause qui touche l’humain. Spontanément, beaucoup de gens expriment leur accord sur l’action du Samusocial de Paris. Je m’entends souvent répondre « C’est super ce que vous faites ! ». Après, évidemment, tout le monde ne souhaite pas donner… J’ai croisé une personne qui a participé aux premières maraudes en 1993, et quatre personnes qui s’en sont sorties grâce au 115 dont une dame qui avait été logée à l’hôtel lorsqu’elle était enceinte en 2015 et qui a maintenant trouvé un appartement. Un monsieur est spontanément venu vers moi à la Gare de Lyon pour me dire que le Samusocial de Paris lui avait trouvé un logement et un emploi. Certaines personnes sans-abri viennent aussi parfois appuyer l’argumentation. Bien que ce soit compliqué de joindre le 115, disent-elles, le Samusocial de Paris fait ce qu’il peut, et son aide reste précieuse.”

“On ne cherche pas à transformer du plomb en or mais à trouver l’or”

“Nous sommes dans la rue pour trouver les personnes qui ont envie de donner, et leur permettre de mettre cette envie en acte, indique Kiyann. Beaucoup de gens connaissent le Samusocial de Paris, au moins de nom. La plupart évoquent spontanément le 115 et les maraudes. Beaucoup ont déjà vu un reportage télé. Ils connaissent en revanche moins le travail d’accompagnement hors de la rue. Or beaucoup de gens y sont très sensibles.”

Source : “Le briefing #18 – la lettre d’information du Samusocial de Paris – septembre 2017”

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