Collecte de fonds et emplois pour les associations

“Jessica, intermittente du spectacle et constante dans l’humanitaire”

“Depuis plusieurs jours, vous les avez sans doute aperçus aux alentours de la place d’Armes. Intrigués par ce groupe de jeunes gens vêtus de bleu, nous sommes allés à la rencontre de l’une d’entre eux. Une jeune Bretonne ayant le goût de voyage, mais aussi des autres.

Samedi matin, place d’Armes. Parapluie, tongs aux pieds, petite robe recouverte d’un tee-shirt bleu badgé : de loin, Jessica a tout d’une touriste égarée demandant son chemin aux passants. Certes, la rennaise est loin de chez elle. Effectivement, elle aime voyager. Son tour du monde pendant quatre ans en atteste. Mais, à peine arrivée dans la cité de Gayant, elle est au final loin d’être perdue.
La jeune femme de 32 ans est en réalité “recruteuse de donateurs” et fait partie de l’équipe itinérante d’ONG Conseil, arborant des vêtements bleus aux couleurs de Médecins du Monde à la recherche de généreux bienfaiteurs (lire plus bas). Un véritable travail, à salaire fixe, qu’elle effectue en parallèle de son autre carrière d’intermittente du spectacle, où l’habilleuse oeuvre notamment au Théâtre national de Bretagne. Lorsqu’on la croise sur la place d’Armes avec le reste de la troupe, on l’imagine, dans le froid, essuyant des refus à longueur de journée, un peu dépitée. C’est une évidence : “Être dans la rue, ce n’est pas un job comme les autres.” Mais non, la déception, très peu pour elle, “J’ai la gnaque. En cas de coup dur, on se fait un petit signe avec les autres, et je me concentre surtout sur les 5% de bonnes rencontres et les bénéfices pour l’association“, glisse-t-elle. Depuis 2013 et son retour d’Australie, l’aventure lui en a fait découvrir beaucoup. “Croix-Rouge, WWF, Amnesty International, Aides, Médecins du Monde, je les ai toutes faites“, plaisante-t-elle. Sans jamais rechigner, malgré les difficultés. “C’est sûr, il faut avoir une bonne résistance physique et mentale quand on est toute la journée dans la rue, concède-t-elle. Il faut de la détermination, de la combativité, de la motivation et de la conviction. Et une bonne lecture de l’autre.” Mais attention, Jessica n’est pas là pour harceler le quidam : “Je ne cherche surtout pas à convaincre, mais à trouver les personnes prêtes à faire bouger les choses.” À longueur de journée, elle interpelle avec délicatesse et humour les passants. “Notre charte prône éthique et transparence. On respecte les gens.” De quoi faire de “belles rencontres, comme (samedi) matin, avec un père de famille et ses trois enfants. Un lien et une communication s’établissent…
Timide selon elle, la jeune femme se “dépasse” à le rencontre des passants. “J’aime cette notion.“, assume-t-elle, avant de bifurquer en espagnol : “Nada es seguro, todo es posible (rien n’est certain, tout est possible)”. La preuve, après quatre années à recruter , elle compte devenir maître-nageur sauveteur. D’autres jeunes hommes et femmes colorés poursuivront la mission en France. Elle, aura finalement retrouvé le chemin de sa Bretagne.”

Source : “La Voix du Nord – août 2017″

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