Collecte de fonds et emplois pour les associations

Témoignages

Recruteur de donateurs, un métier ACCESSIBLE aux personnes en situation de handicap

Au-delà des contraintes légales, employer des personnes en situation de handicap est une évidence pour ONG Conseil France

Plus concrètement, malgré une présence sur les sites spécialisés (handicap.fr, handiplace.org, handicap-job.com…), un site Internet entièrement accessible, le statut de membre de l’association TREMPLIN et les possibilités d’ « aides techniques et humaines », proposées par l’Agefiph et financées par ONG Conseil France, encore trop peu de candidats en situation de handicap postulent pour devenir recruteur de donateurs.

Guillaume Ceccarelli, recruteur de donateurs en fauteuil roulant sur une mission Care France

Qu’est-ce qui t’a attiré dans l’idée de devenir recruteur de donateurs ?

En premier, d’effectuer un travail avec beaucoup de relations humaines, ce qui est souvent peu accessible pour un jeune ingénieur en informatique. Ensuite, il y a le fait d’avoir un impact mesurable et positif sur le monde actuel. Dès le début, je savais que ce serait quelque chose qui me donnerait envie de me lever chaque matin : se battre pour une association humanitaire est en soi quelque chose de très gratifiant. Enfin et du fait ma recherche d’emploi, je trouvais également intéressant que le contrat soit de 5 cinq semaines : je pouvais continuer ma recherche tout en évitant de rester chez moi.

Qu’est-ce que cette expérience t’apporte d’un point de vue professionnel et personnel ?

J’aurais tendance à dire que toutes les interactions humaines apportent quelque chose de manière générale, que ce soit sur le plan professionnel ou personnel. D’un côté, elles permettent de forger le caractère, et de l’autre, particulièrement au sein de ce métier, d’avoir une vision plus juste des gens en général.

As-tu l’impression, compte-tenu de ton expérience, que le métier de recruteur de donateurs est différent (en positif ou en négatif) lorsqu’on est en situation de handicap ?

Oui, il y a une différence notamment parce qu’il m’arrive que des gens s’arrêtent pour mon handicap et non pour l’association que je défends. Après, pour ce qui est des personnes véritablement intéressées par l’association, la différence n’existe pas. Et puis, le fauteuil roulant me permet aussi de jouer avec la rue d’une manière différente et de rendre les interactions plus riches.

Comment ressens-tu ton intégration au sein d’une équipe et d’une manière plus générale au sein d’ONG Conseil France ?

Aussi bonne que pour n’importe quel autre recruteur de donateurs. Il a juste fallu adapter ma journée car il me fallait 15 min. de plus que les autres d’une manière globale pour des raisons personnelles.

Quel souvenir vas-tu garder de cette aventure ?

Un très bon moment. Pas un écart de parcours professionnel mais bien une véritable expérience humaine. Je n’ai pas vu mon passage chez ONG Conseil France comme un travail, je l’ai fait au même titre que j’aurais pu faire un voyage ou organiser un festival, comme quelque chose à faire, tout simplement.